La perspective de passer deux heures de ma vie à regarder un film sur un ballet, fait partie des choses que je n’envisage pas avec le plus grand enthousiasme.
Mais de quoi il parle ce putain de film ? De beauté ? De danse ? de Glamour ?
Non: d’aliénation et de skyzophrénie !
Je fais partie des rares personnes auxquelles Requiem for a dream(autre film du réalisateur) a donné envie de se droguer : la société avait l’air d’un monstre despotique et la seule échappatoire, c’était la drogue, et ceux qui y succombait avaient toute ma sympathie, mon amour, mon soutien universel, il ne me serait jamais venu à l’esprit de leur faire la morale : simplement de leur laver les pieds en embrassant leurs tragédies.
Dark Swann est là aussi pour moi, une putain de tragédie, vous savez, à la grecque, celle où la situation était faussée dès le départ, et où on n’a pas d’autres rôle à tenir que de s’asseoir et de pleurer.
Nina est enfermée dans le cocon surprotecteur de sa mère.
Et le maitre du ballet veut qu’elle en sorte avec violence.
D’un coté on ignore son âge adulte, de l’autre, on la pousse à la « normalité », on se moque de sa pudeur, on ne la respecte pas. De toute façon, on la nie en tant qu’être humain, tout ça pour le bien suprême- ici la danse.
Bref, un film vraiement angoissant, dérangeant, où j’ai oscillé pendant la séance entre des criages au génie et des incompréhensions scénaristiques me faisant douter de la qualité du film. Au final, j’en sors à peu près ébranlée et nauséeuse, et ça, ça n’a pas de prix.
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